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Ecrit par Frédéric le 15 janvier 2008
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1/Mareva Galanter, on vous retrouve depuis la rentrée sur Paris Première, dans
une émission qui s’appelle « Do you Do you Scopitone »?
Do you do you Scopitone, ça claque…
C’est un magazine diffusé sur Paris Première,
tous les samedi soir à 20h10, où l’on présente des scopitones. Les scopitones, ce
sont les ancêtres du clip, des petits films tournés dans les années 60. Je crois que le
premier a été tourné en 58 et le dernier en 75, donc les ancêtres du clip voilà . Toute
une génération d’artistes sixties début seventies, Claude François, Johnny Halliday,
Sylvie Vartan, Sheila, France Gall… Il y en a beaucoup, des français et des
internationaux, Petula Clark, The Exciters, un groupe de filles new-yorkaises. Il y en a
qui sont totalement alternatifs, que l’on ne connaît pas, enfin dont on a jamais entendu
parler. On est une émission très graphique et très sixties puisque dans chaque
plateau, on a décliné un thème. Pour les premières émissions, l a choisi les playboys,
la plage pas abandonnée, surprise partie, groovy baby… Des thèmes un peu comme
ça avec un décor totalement différent à chaque fois, très coloré et très graphique,
très yéyé et moi en Mareva yéyé donc avec des perruques, des coiffures totalement
différentes et des tenues aussi très 60, je me mets dans la peau d’un personnage,
voilà .
2/ Alors effectivement chaque semaine une thématique. Est-ce que c’est rigolo
pour vous finalement, justement d’avoir un décor différent, il y des petits objets sur
le plateau qui représentent la thématique, chaque semaine c’est différent ?
Oui c’est génial parce que, l’on ne s’ennuie jamais et que chaque émission est
totalement nouvelle, comme si c’était un nouveau concept à chaque fois. Cela crée la
surprise, l’attente du prochain épisode, On parle d’artistes totalement différents d’une
émission à l’autre et pour la génération un peu « nostalgique » et qui a connu ces
années-là , ils redécouvrent aussi des artistes parce qu’il y a des scopitones qui n’ont
jamais été diffusés., C’est qu’en général les scopitones, on en voit des courts extraits
à la télé et jamais en entier, et là on les diffuse vraiment en entier, donc voilà , on a un vrai trésor gardé. Le réalisateur, qui s’appelle Pascal Forneri, est le petit-fils de la
productrice de tous les scopitones. Elle en a réalisé et produit plus de 800, donc elle
a vraiment dans sa cave un trésor totalement inédit et comme c’est son petit-fils, il a
eu accès aux archives, il a pu fouiner, chercher des merveilles.
3/Alors l’idée vient de qui justement, de mamie scopitone, je pense qu’on l’appelle
comme ça ?
On l’appelle mamie scopitone effectivement, mais en fait les éditions des scopitones
ont été reprises par une productrice. Sa boîte de production s’appelle Poplife et elle a
proposé ce concept des émissions à Paris Première, qui m’a choisi et c’est comme ça
que je suis arrivée sur ce projet. On a pu faire ensemble, le choix des thèmes des
scopitones qu’ on allait diffuser, le choix des personnages que j’allais incarné sur
chaque plateau. Voilà c’était un travail commun très intéressant, très divertissant et
très amusant.
4/ J’ai vu dans le générique de l’émission que c’est vous qui le chantez ?
Oui on est conceptuel jusqu’au bout dans « Do you, do you Scopitone ». On a repris en
fait « Do you do you Saint-Tropez », cette chanson des années 60, qu’on a pu, avec
autorisation, transformée. On trouvait que ça claquait, qu’on retenait ça très bien et je
l’ai enregistré avec l’équipe qui a fait mon album « ukuyéyé ». Voilà donc ça fait une
petite touche en plus dans cette émission.
5/ Vous parlez justement de votre album « ukuyéyé » c’était déjà un peu enfin
c’était complètement dans cet esprit ?
Oui ce qui était très intéressant sur ce projet, c’est que cette émission était la suite
logique de mon album sur lequel je reprenais des tubes des années 60. Enfin des
tubes et des chansons moins connues car il y avait aussi un côté alternatif. Je ne suis
pas dans la nostalgie des années 60, parce que forcément je n’ai pas vécu à cette
époque, mais je trouve que pour les artistes d’aujourd’hui en tout cas, c’était une
source d’inspirations extraordinaires. Il se passait vraiment beaucoup de choses, il y avait une création qui était omniprésente et j’aime la fraîcheur des années 60,
l’enthousiasme, tout ce qui se dégage des années 60 me plaît beaucoup. Je suis dans
la redécouverte et dans le partage avec une génération qui est la mienne et je trouve
ça très intéressant.
6/ Est-ce que vous vous attendiez à des audiences aussi bonnes ?
Moi personnellement non puisque quand on commence à travailler sur un projet
comme ça, on ne pense pas à ce qui peut se passer après mais j’en suis très flattée,
très touchée et je pense que c’est une vrai rencontre avec le public. Du coup, il y a
quelque chose qui s’installe et on peut partager ce projet sur lequel on a travaillé, je
trouve ça gratifiant de pouvoir partager son travail comme ça et de rencontrer un
large public et bon c’est plutôt chouette. C’est une bonne nouvelle mais bon c’est peutêtre
parce qu’aujourd’hui aussi, on manque de choses différentes, on est très
différent dans « Do you do you scopitone », on est léger, on est unique et conceptuel
donc je pense qu’aujourd’hui on a besoin de thèmes, de concepts et c’est ce qu’on a
essayé de faire en tout cas de cette émission et je suis très contente que ça marche.
7/Alors est-ce qu’il y a des thèmes à venir qu’on peut dévoiler ou des émissions un
peu spéciales qui vont arriver ?
Oui dans les thèmes déclinés que l’on va trouver il y a la plage pas abandonnée alors
on montre des scopitones autour de la plage, sur des bateaux. J’ai des skis nautiques
vintages sixties, c’est à voir. Je prends des leçons de ski nautique, c’est très drôle.
Dans un studio où il n’y a pas d’eau, c’est ça le décalage de « Do you, do you
scopitone ». On a le kitch, c’est chic avec pleins de petits martiens très mignons dans
le décor. On a aussi comme émission Groovy baby, ça groove dans « Do you do you
scopitone ».
8/Il n’y aura pas par exemple à un certain moment des invités en plateau?
Ah oui, il n’y a que moi dans « Do you do you scopitone ». On n’a pas d’invités, je suis
toujours seule sur le plateau, on avait un figurant playboy pour l’émission sur les playboys mais non à part la présence de mon petit chien, il n’y a que moi. Vous ne verrez que moi dans cette émission ! 9/Alors avez vous choisi les thématiques des émissions ? En fait, Pascal Forneri, le réalisateur, a choisi tout un tas de scopitones très intéressants et je crois que j’en ai regardé à peu près 320. A partir de tout ce qu’on avait, on a sélectionné ce qui pouvait aller ensemble et l’on a trouvé qu’on pouvaitdécliner justement des thèmes. On a choisi ceux qui nous paraissaient les plus
partageables, les plus pertinents ou ceux qui nous plaisaient en tout cas et l’on a défini
les thèmes comme ça.
10/Le but est toujours d’essayer que l’on retrouve justement des personnalités
connues ?
Oui le but c’est qu’on puisse identifier des chanteurs, par exemple Johnny Halliday,
évidemment aujourd’hui tout le monde le connaît, donc c’est génial de le voir à cette
époque là où il était encore tout jeune, où il avait son déhanchement à la Elvis, ses
blousons de cuir et ses pantalons de cuir moulants. C’est génial de voir les débuts de
France Gall aussi ou de Sheila avec ses couettes, c’est drôle pour la génération qui les
a connus et pour nous aujourd’hui qui ne connaissent pas vraiment ce qu’ils faisaient Ã
cette époque-là . C’est très intéressant aussi de découvrir des chanteurs qui sont
beaucoup plus alternatifs dont on a jamais entendu parler ou dont on a jamais vu
d’images et donc voilà ça fait une alliance de ce qui se passait dans les années 60, ça
fait une découverte des artistes des années 60.
11/Alors vous parlez des scopitones, que l’on pouvait partager ou que l’on ne
pouvait pas partager justement car la qualité est moins bonne alors qu’est-ce qui
se passe finalement ?
Je pense qu’on pourrait faire 10 saisons de « Do you do you scopitone » tellement il y
en a mais on ne le fera pas. Mais en fait quand je dis partageable, c’est peut-être ceux
qui font le plus rire, ceux qui sont le plus décalés, ceux qui sont les plus kitchs, ceux qui ont une qualité d’image aussi que l’on peut exploiter, car il y en a qui sont très
abîmés et malheureusement on ne peut pas les diffuser…
12/Alors un petit mot peut-être pour terminer sur Paris Première. C’est une
chaîne sur laquelle vous vous sentez bien ?
Oui c’est-à -dire que c’est comme si j’avais intégré une grande famille, c’est vraiment
très agréable de travailler avec eux, avec Guillaume Turin « Comme la ville » par
exemple qui est ici, et qui m’a fait vous rencontrer aujourd’hui. C’est une petite équipe
et tout le monde s’intéresse au projet, tout le monde est motivé et tout le monde
travaille en accord, je veux dire il y a une communication formidable et je pense que
dans une équipe lorsque la communication marche, ça fait que les projets existent,
qu’on peut en parler, qu’on peut discuter et je suis très fière d’avoir intégré l’équipe de
Paris Première.
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