J : Olivia Ruiz , bonjour. O : Bonjour. 1/ Pourquoi sortir un disque et un DVD live ? Ça fait super longtemps que j’ai envie de sortir en particulier un dvd live, parce que c’est la partie de mon métier qui me semble le plus facile pour moi à défendre. Parce qu’autant mon expérience en studio est toute récente, elle a commencé avec « J’aime pas l’amour » même si j’avais fait des maquettes dans des magasins de musique qui louaient leur studio cinquante balles l’après-midi, le vrai travail, je le connaissais mal avant « J’aime pas l’amour ». Tandis que la scène, c’est vraiment à priori mon domaine de prédilection, et celui où je me sens le plus en possession de tous mes moyens, où j’arrive à m’exprimer le plus pleinement, en tout cas j’ai l’impression, j’ai moins à apprendre certainement dans ce domaine que dans le domaine du studio même si finalement on a toujours à apprendre dans tout…….
2/ Pourquoi avoir choisi en particulier ce concert au cirque d’hiver à Paris ?
Le documentaire de Didier Varod qui est en bonus dans le dvd explique bien le choix du cirque d’hiver.Donc Didier garod a fait un documentaire où chaque soir du cirque, puisqu’on y est resté quatre soirs, il me demande de m’exprimer pendant dix minutes en pellicule sans coupe au montage et où il me pose des questions justement sur tout ça. Au départ, j’ai choisi cet endroit parce que moi je me sens profondément saltimbanque. Je suis vraiment dans le travail concret au niveau des concerts et une fois arrivée là -bas, ça a été un peu l’angoisse totale parce que quand j’ai visité, je n’ai pas du tout réfléchi au problème de son. Et là d’un coup cette piste avec ce cône et le son de la voix qui monte en permanence et qui tourne dans toute la pièce, c’était carrément infernal. Quand je me suis rendu compte de ça, j’ai quand même décidé de maintenir le live là -bas parce que je me disais que cette remise en question où cette mise en danger allait nous amener des nouvelles choses et ça a amené des nouvelles choses au spectacle. 3/ Les musiciens de Noir Désir vous accompagnent sur scène, comment les avez-vous rencontré ?
Alors comment ça s’est passé ? je discutais avec Mathias Malzieu de Dyonisos et je lui parlais de l’idée que je me faisais de cette reprise de Brassens qu’on m’avait demandée. J’ai dit, j’aimerais bien ça, ça, ça et je ne sais pas avec qui je vais encore m’amuser là -dessus et il faut que je me fasse plaisir. Quel musicien je pourrais aller cherché pour encore rencontrer des gens nouveaux, les garder ou pas, pour l’avenir… Et tout de suite il m’a donné l’idée de la rythmique de Noir Désir et moi j’ai éclaté de rire et j’ai dit mais bien sûr et pourquoi pas celle de Tom Waits ou de Patti Smith et il m’a dit, j’ai le numéro de Denis le batteur. Ah bon alors je vais tenter quelque chose, je les ai appelés tout simplement, je leur ai parlé de ma petite idée sur « Putain de toi » et ça leur a plu. Denis connaissait un petit peu « La femme chocolat » parce qu’à la maison, ses filles l’écoutaient. Du coup ils ont accepté, ça a été super simple. Ce sont des gens adorables qui n’ont pas d’à priori et qui ont juste pleins d’envies et qui avaient envie de jouer tout simplement. Donc on s’est retrouvé au studio acousti, ça a été une belle rencontre, ils sont très rigolos. Ils ne se prennent pas la tête. Je me disais est-ce que je vais avoir le courage d’aller les diriger avec le vécu que j’ai, est-ce que je vais avoir autant d’aplomb que j’en ai d’habitude en studio pour leur dire toi tu fais ça, toi tu fais ça, et en fait il recevait ça tellement bien que j’ai pas eu de mal à les diriger quand il le fallait et je suis super contente du résultat parce qu’on a réalisé le titre ensemble, on a fait les arrangements ensemble donc c’est un vrai moment d’échange super joli et qui a continué sur les concerts. Ils sont venus pleins de fois dès que moi je jouais à Bordeaux évidemment, je les appelais pour qu’ils viennent faire le morceau et puis eux m’ont sollicité aussi pour un festival. C’est une histoire qui continue. On a fait des reprises avec les Hyènes, le groupe qu’ils ont monté et puis on se disait tiens, on pourrait l’enregistrer ce duo et donc voilà l’histoire continue qu’avec des choses pour se faire plaisir et sur le DVD c’était très important pour moi qu’ils soient présents. Ils n’ont pas hésité deux secondes. Carrément c’était, on ne veut pas d’argent, on vient pour se marrer. Donc c’est génial quand on a mis sur un pied d’éstal un groupe comme ça pendant toute son adolescence et qu’on rencontre les gens et que l’on voit qu’ils sont vachement à la hauteur humainement, de ce qu’ils sont en tant qu’artiste, c’est à la fois super rassurant quand on est artiste et en même temps c’est notre rêve d’ado peut continuer… C’est ce qui s’est passé avec Christian Olivier aussi. C’est vrai qu’ils sont à l’image de leur musique, généreux, intègres, honnêtes. 4/ Ce point final à la tournée est l’occasion de faire le bilan sur ces deux années écoulées avec la Femme Chocolat. Qu’en retenez-vous ? J’en parle beaucoup dans le livre « l’oiseau piment ». C’est vrai que je passe par des phases un peu contraires, des contres coups depuis la fin de la tourné. En même temps que ce mini bilan ou je me dis c’est quand même génial, pour moi 2006-2007 représentera les années de succès et il est fort possible que ce soit aussi le seul énorme que je connaisse de toute ma carrière. Donc je suis à la fois ravie de ce qui s’est passé et en même temps je pensais tellement gagner en liberté en étant de plus en plus connue pour mon travail et pour des bonnes raisons et finalement je me rends compte que j’ai beaucoup souffert du fait de me sentir jaugée, jugée à chacun de mes faits et gestes. Donc le succès c’est très bien, mais ça a plein de contreparties qui sont hyper délicates à gérer. Donc je retiendrais à la fois le bonheur enfin que mon travail soit entendu par pleins de gens et reconnu par les professionnels et en même temps le fait que c’est pas aussi joli, plein de paillettes et simple que l’on veut bien le faire croire. Donc je retiendrais à la fois l’épuisement, le bonheur d’ aller sur la route car pour la première fois, je crois que j’ai trouvé des gens avec qui l’on forme un véritable groupe et avec qui l’on a envie déjà de continuer alors qu’on finit à peine nos deux ans de concerts. Donc voilà c’est vrai qu’au niveau de mon équipe de scène, il y a un truc super beau qui s’est passé et, au niveau de la reconnaissance, ça a été après comme un gros coup de difficultés ajoutées à ça. Donc je crois que je n’ai pas encore digéré tout ce qui s’est passé. Repose-moi peut être la question dans un an… 5/ Un souvenir fort de scène, un concert en particulier ? Il y en a plusieurs. Il y a les Vieilles Charrues de 2006 qui ont été un souvenir marquant pour moi parce que d’abord on jouait à 16h le dimanche et moi dans ma tête, j’avais les boules de jouer à 16h. Je me disais, il va y avoir les mecs bourrés de la veille qui décuvent sur la pelouse et puis les gens qui arrivent mais qui ne veulent pas encore se poser devant un concert. Et en fait non, pour la première fois, on a découvert un public qui nous attendait et c’est vrai que quand je vois les images là , il y a un truc que l’on ne voit sur aucun live ailleurs et c’est pour ça que j’ai tenu à mettre un morceau des Vieilles Charrues en bonus. II y a un sourire, on est surpris parce qu’on s’attend à être à moitié écouté. Et là , il y a les gens et pour la première fois on est attendu à tout simplement et rien que le fait d’en parler ça me fait encore quelque chose parce que je n’ai pas senti ça à nouveau aussi puissamment.Il y a aussi un moment de magie que je raconte dans le livre qui est le jour du tout dernier concert de la tournée où tout a commencé à tomber en panne et où mes musiciens sont venus derrière moi avec des percussions de fortune, ce qu’ils ont pu trouver dans les loges et alors que moi je baissais les bras et je me disais bon je fais un a capella le temps qu’ils essaient de réparer les choses, ils sont tous venus derrière moi. Ils se sont tous assis autour de moi et ça ce sont des moments où l’on se dit ça valait le coup de se donner autant de mal pour les rendre heureux, pour leur faire confiance et tout ça parce que ce sont des moments précieux. Je n’oublierais jamais ce moment-là , c’est sûr. C’était énorme. 6/ Avez-vous joué dans votre région, à Marseillette ? Quel souvenir ?
Oui j’ai joué à Marseillette. On a organisé un concert à Marseillette. On a triplé la population pour un soir. C’était hyper drôle, il y avait deux mille personnes. C’est la petite association, la communauté des communes qui avait monté ça évidemment à mon initiative et celle de mon père car il y a beaucoup de vieux à Marseillette qui ne se bougent pas pour aller voir les concerts. Les jeunes, c’est pareil. S’ils n’ont pas la chance d’avoir les parents qui à 14 ans leur payent une petite péteuse où un petit scout, ils s’emmerdent, je sais, j’y étais, je l’ai vécu donc là je me disais, j’ai envie d’aller à eux, il faut qu’on fasse un truc à Marseillette. On a fait le concert. Ça a été un franc succès parce que forcément les gens venaient me voir pas pour les qualités artistiques que je peux avoir mais parce que j’étais la petite du café, la petite de Marseillette et c’était génial et la fois le public était très surpris du côté un peu rock’n roll. Ce n’était pas un concert qui m’a apporté où le public était à fond et tout ça car il y avait beaucoup de vieux. Donc ils étaient un peu choqués et en même temps c’était hyper drôle. Moi rien qu’en faisant les interviews l’après-midi, j’avais envie de pleurer, de me dire on a réussi, on est arrivé à ça c’est très bien et puis voilà juste pour les gens qui n’avaient jamais vu de concerts véritables de leur vie, à part le bal de la fête locale à la salle du peuple. D’un coup ça leur permettait de voir un vrai concert. Après émotionnellement, c’était important car j’avais mes quatre grands-parents qui à priori viendront de plus en plus rarement sur les concerts. Ils étaient là , tous les quatre, aux premières loges. Ils sont revenus après au Zénith de Montpellier et tout le public s’est tourné vers eux. Ils les ont applaudis. Ce sont toujours des moments où l’on se dit, on recherche toujours particulièrement à ce que ces gens soient fiers de nous avant tout parce que ce sont aussi eux qui ont le regard le plus critique et qui se lâchent quand il faut tailler et dire c’est quoi cette robe, c’est quoi ça donc on se dit si ça plaît à eux, ça plaira au monde entier. C’était un super moment aussi plus au niveau affectif qu’au niveau d’échange avec le public. 7/ Rentrez-vous dans un personnage de la Femme Chocolat quand vous êtes sur scène, ou êtes-vous vous-même ?
Non je crois que sur la tournée de la femme chocolat donc sur le live, il n’y a pas cette idée de personnage que j’avais un peu plus travaillé sur « J’aime pas l’amour ». Au contraire, je me suis dit, il faut que je m’assume pleinement maintenant et « La femme chocolat » c’est moi, une « thérapie de groupe », c’est aussi un petit peu de ma famille même si après chacun peut interpréter ça comme il veut et déceler le faux du vrai. Je ne leur donnerai jamais la réponse, mais finalement ces chansons parlent toutes de moi et donc c’était difficile cette fois ci de créer des personnages et particulièrement « La femme chocolat ». C’était tellement un costume taillé sur mesure cette chanson sur tous mes travers de gourmande et mes problèmes qui sont similaires à ceux des nanas de mon âge. En un an, on a le corps qui change en permanence et c’est infernal, on n’a pas le temps de s’adapter au fait qu’on a les seins qui poussent, qu’on a les cuisses un peu moins fermes, qu’il faut se réadapter à autre chose, donc ça parle de tout ça. De l’effet d’avoir le miroir de la salle de bain qu’on aimerait tellement souvent ne pas croiser et en même temps de se dire il faut que j’arrête de me prendre en entier parce que ça fera de moi quelqu’un de plus épanoui, donc il y aura plus à donner aux gens. 8/ L’expérience acquise sur scène va-t-elle changer votre façon de composer votre prochain disque ?
Je n’ai pas trop la tête au prochain album, mais effectivement on voit un vrai groupe sur le dvd car c’était une volonté de ma part. Je crois que c’était important de graver le fait que moi j’ai grandi pendant ces deux ans de tournée. Mais les musiciens aussi et je leur devais bien ça avec tout ce que je les ai repoussé dans leur retranchement pour arriver à obtenir les choses de leur personnalité qui m’intéressait et que j’avais envie de voir encore mieux donc ça c’était important. Je ne pense pas que ça influence mon écriture car c’est vrai que je différencie bien le truc avec mes musiciens de scène, bizarrement c’est plus difficile de faire comprendre ce que je veux. C’est vrai qu’en général, je travaille avec des gens beaucoup plus âgés qui ont beaucoup plus d’expérience. Quand je leur dis, je veux un truc particulier, ils ont moins de mal à traduire ou alors ils vont être très rapidement force de pleins de propositions qui vont me permettre à moi de dire ça ne va pas du tout. Ça c’est ce que je veux, attention on garde ça du coup on va mélanger avec ça et c’est vrai que mon équipe de scène est géniale pour accueillir des choses que moi j’ai déjà mûries sur disque. Je n’imagine pas travailler avec eux parce que moi-même je suis un peu, quand j’arrive avec mes guitares voix, j’ai certes des idées, mais on a plus de temps pour les concrétiser et en général je prends des gens avec de fortes personnalités car je vais choisir un batteur véritablement pour son son ou pour telle ou telle chose. Le fait que j’ai le temps de mûrir, les arrangements de scène en studio tout en faisant le disque car ça arrive tout le temps qu’à la fin d’un morceau tu te dis ça aurait été génial de mettre un break au milieu. Et moi qui ai mis Mathias sur « La femme chocolat » il me disait tout le temps, c’est bon là on ne va pas le refaire dix fois, à chaque fois qu’on finit un titre tu as la bonne idée en plus, tu gardes ça pour la scène. Alors je prenais mes petites notes et sur scène ça marchait super bien parce que je suis arrivée et je pouvais chanter à un tel ce que je voulais comme parties de trompettes, je pouvais dire à Romain, je veux ça parce que j’avais eu le temps de le mûrir et d’imaginer comment leur expliquer. Non pas avec des mots de metteur en scène, comme à mon habitude, mais en leur chantant tout simplement des mélodies et en leur faisant écouter quelquefois des morceaux référence pour le type de son. 9/ Mathias Malzieu sera-t-il encore impliqué dans votre prochain album? Des titres sont déjà écrits ? Je ne sais pas, je n’ai vraiment pas la tête au prochain album. Je ne sais pas si je veux retravailler avec eux, mais c’est sûr que je retravaillerais avec eux. Ils m’ont révélé tous les deux en me donnant leur confiance et en ayant un joli regard sur moi. 10/ Vous avez collaboré également au disque de Dionysos, la Mécanique du Coeur. Comment ça s’est passé ? Je m’intègre assez facilement puisque le personnage de Miss Acacia dans le livre comme dans le disque et clairement inspiré par ce que je suis, par mon caractère de jeune femme sanguine. La Miss Acacia porte le nom de sa grand-mère, elle est chanteuse, d’origine espagnoles. Elle part à travers l’Andalousie donc vu que ça a été encore une fois taillé sur mesure, je n’ai pas eu de travail d’appropriation des personnages à faire car le personnage c’est moi. J’ai suivi le travail au quotidien donc je pouvais presque donner mon avis à chaque fois quand je savais qu’une chanson m’était destinée. 11/ Tu n’as pas eu à rentrer dans un rôle de personnage alors que c’était un peu le cadre qui a posé cela ? Il est vrai que dans mon cas, ça ne l’était pas. Il faut savoir que le livre a été écrit avant que Mathias ait choisi les artistes qui allaient représenter les personnages et qu’au départ, il n’y avait que moi dont il était sûr, donc je dirais oui. 12/ Il va y avoir une scène, une date ? On parle des folies bergères en juin prochain, mais je crois que c’est encore en chantier et que ce n’est pas tout à fait certain. 13/ Un livre sur vous va sortir aux éditions Textuel dont vous avez écrit les textes. De quoi s’agit-il ? Je l’ai écrit. C’est un livre qui sort dans la collection textuel qui a déjà sorti Arthur H, Thomas Fersen, Juliette, Zazie… Je suis donc la dernière de la collection. C’est vrai que d’habitude dans cette collection, les gens n’écrivent pas leur propre texte. On a essayé au départ quand on m’a proposé les choses et l’on a décidé de procéder par entrevue, par discussion et puis finalement j’avais du mal avec l’idée de faire cette espèce de livre-objet avec des textes, des brouillons de mes petits cahiers. Je leur ai donné tout ce que j’avais de photos, de brouillons de cahiers et ils ont pioché pour en faire ce petit objet et moi à partir de là j’ai écrit quatorze minis nouvelles qui parlent à la fois de l’influence, du petit vécu de mon adolescence et de mon enfance. De comment ça a influencé ce que je suis devenue, à nouveau de cette ambiguïté avec cette famille tellement riche, et tellement probante et rassurante et en même temps la volonté de s’en défaire pour arriver à voler de ces propres ailes. De couper véritablement le cordon ombilical car les Espagnols donnent leur avis sur tout, ça se mêle tout le temps de tout, ça a l’impression d’avoir le mot juste. Ça peut être quelque chose qui dévore aussi car c’est rattaché au thème des deux disques donc voilà , c’est des billets d’humeur, ou alors des petites réflexions. Ça parle des « Victoires de la musique », de mes sensations par rapport à ça, ça parle de pleins de petites choses, c’est pas du tout une bio c’est non-exhaustif. Je me suis laissé aller au fil de ma plume, mais je me disais que c’était la moindre des choses pour les gens qui allaient me lire de faire quelque chose qui allait fouiller un petit peu au fond du ventre. Pas une espèce de recueil d’interviews, avec des manuscrits et des photos au milieu, donc la trouille au ventre, j’y suis allée en me disant tant pis, si c’est nul ce sera que de ma faute au niveau des textes. En tout cas voilà , j’ai fait ma petite typo comme d’habitude pour qu’on retrouve un petit peu aussi mon univers graphique et l’on a fait ça dans un speed total comme d’habitude, j’ai beaucoup écrit sur la route. Ça parle beaucoup de la tournée, ça parle de l’expérience par rapport aux musiciens, de ces relations à la fois difficile et tellement jolie et sans lendemain quand une tournée s’arrête. Parce qu’on ne peut pas retenir six personnes et qu’on peut juste les pousser à aller voir ailleurs, voir ce qui se passe pour qu’ils reviennent encore plus enrichis. Oui c’est un peu un regard sur toutes les choses qui me touchent, qui me gonflent ou que j’adore. 14/ Quel est votre planning en 2008 ? Des vacances, enfin ? J’ai pris des vacances un peu cet été, j’ai été malade tout du long. Un peu comme si mon corps me disait, espèce de pétasse, tu ne m’as pas écouté depuis deux ans et je vais te montrer que c’est quand même moi qui commande. Donc crise d’urticaire et autre maladie psychosomatique pendant tout le mois. J’en suis à me demander s’il ne vaudrait pas mieux que j’enchaîne avec quelque chose très vite, avant de nouveau des vacances qui me feront mourir à petit feu donc je prends les choses avec décontraction. J’aimerais déjà bien aller au bout de ce live et de ce livre parce que je me suis tellement investi dans le montage, dans les pages d’accueil du dvd, j’ai travaillé le graphisme, j’ai fait travaillé Mike de Dionysos sur les boucles enfin vraiment ça représente beaucoup d’investissement. J’ai déjà envie de défendre ça vraiment jusqu’au bout et puis quand ça commencera à se tasser, je verrais bien ce qu’il y a de neuf à l’horizon.
Source: télé-vision.fr